Les paysages d’Islande et du Groenland, toujours en construction, modelés par le vent, la glace et le feu, sont une source de connaissance de la lumière. Douce souvent, impétueuse parfois, rarement absente, elle se laisse apprivoiser par qui sait l’attendre. Cette exposition est le fruit d’un travail sur une recherche d’écriture et n’a pas vocation de reportage. L’homme y est parfois présent, mais souvent absent, comme si sa présence n’y était pas nécessaire, ou souhaitée.
L'Islande est un pays qui fait le bonheur des photographes de paysages. La nature y est omniprésente, les couleurs changent avec les saisons, et l'immensité de ses espaces invite à la contemplation.
À Tiniteqilaaq, ce n'est pas l'homme qui impose son rythme, c'est la glace.
Posé comme une poignée de confettis colorés sur le granit sombre de la côte orientale du Groenland, ce village d'une centaine d'âmes est l'un des derniers bastions de la culture inuit traditionnelle.
Face à l'immensité du fjord de Sermilik où dérivent des icebergs hauts comme des cathédrales, la modernité et l'ancestral se percutent quotidiennement. Dans ce huis clos arctique, chaque geste est un acte de résilience.
Le silence y est interrompu par le hurlement des chiens de traîneau et le craquement des glaciers.
Tiniteqilaaq, là où la vie s'écrit en majuscules au bord du monde.
